Un concentré de la misère urbaine. La maison de Nanterre fut d’abord une prison édifiée à l’extrémité du petit-Nanterre, à la limite de la ville. Le 7 juin 1887 elle referme ses portes sur quatre cents détenus inculpés de vagabondage et de mendicité. Le caractère répressif disparaît peu à peu à la fin du XIXe siècle ; depuis cent ans on apporte dans ces lieux une aide physique et morale à ceux qui viennent y chercher refuge. Avec le temps, la ville s’est aussi refermée sur ceux qu’elle avait d’abord rejetée à la marge.
Photo : Didier Raux

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